Au cœur de la forêt tropicale, le souci des lianes est d’atteindre le haut des arbres (la canopée) pour recevoir un maximum de lumière, indispensable à leur photosynthèse. Alors, elles se débrouillent et « inventent » des systèmes pour s’accrocher aux branches et grimper plus haut.
Ainsi, à Maurice, nous avons cette curieuse liane endémique, la « liane à crochets » Hugonia tomentosa, qui a développé une paire de solides crochets de chaque côté de sa tige. Quand ces crochets se sont bien agrippés, ils durcissent et ancrent solidement cette belle liane aux fleurs jaune, visible notamment à Mare Longue… La « liane Rousseau », Roussea simplex, pousse quant à elle dans les clairières. Il s’agit d’un buisson lianescent aux ravissantes fleurs comme des lanternes chinoises. Elle peut être observée sur la montagne du Pouce.
Notre flore indigène compte une autre curiosité : la « liane rotin du pays ». Les colons français l’utilisaient pour les travaux de vannerie. Elle a développé, à l’extrémité de ses longues feuilles souples, des petites boucles qui s’amarrent autour des branches des arbustes et buissons. Il y aussi la « liane mort aux rats », très coriace, qui entoure de ses grosses tiges les troncs des grands arbres de Macchabée et s’enroule ainsi jusqu’au faîte des arbres.
Voici quelques exemples des lianes disponibles à Exotica :
- Beaumontia grandiflora : nous l’appelons Liane des Seychelles. Belles grappes de grosses clochettes blanches au début de l’été. Elle préfère le littoral mais pousse aussi dans les hauts. Nous la recommandons pour habiller un mur en pierre.
- Mansoa alliacea : La favorite de Janine Sauzier ! Et on la comprend ! Elle a la particularité de repousser ls insectes grâce à une odeur d’ail. Plusieurs floraisons abondantes et spectaculaires tout le long de l’année.
- Pandorea jasminoides : Cette liane a un double attrait : son feuillage léger et gracieux et ses grappes de fleurs roses. Dans les hauts, elle pousse très vite, mais ses fleurs sont plus parsemées. Existe aussi avec des fleurs blanches sous le nom de « Lady Di », et avec le feuillage panaché. Nous recommandons cette liane légère pour les treillis et les murs bas.
- Clerodendron splendens : Des bouquets d’un rouge éclatant en hiver. Un feuillage abondant d’un vert brillant en été. A recommander pour la côte. Se taille facilement après la floraison.
- Petrea volubilis : Plus il fait sec, plus cette liane se couvre de panaches composés de petites étoiles d’un bleu mauve en octobre. A éviter dans les quartiers trop humides.
- Podranea brycei : A recommander pour sa résistance et la rapidité de sa pousse. La fleur rose pâle ressemble à un liseron. Elle préfère le climat chaud de la côte mais on peut la voir aussi dans les hauts.
- Pyrostegia venusta : Notre vieille connaissance, la liane aurore, aux fleurs tubulaires d’un orange éclatant. Malheureusement, elle perd toutes ses feuilles en hiver au moment de la floraison.
- Quisqualis indica : Fleurissant en bouquets de fleurs aux couleurs dégradées allant du rose très pâle, au cerise foncé. Parfum exquis la nuit. Impossible à tuer ! Recommandée pour les tonnelles, surtout aux jardiniers débutants…
- Thumbergia grandiflora : Ses fleurs d’un ravissant bleu ciel sont sur des tiges retombantes. Si facile, elle devient même envahissante. Vient aussi dans les hauts.
- Tristellateia australasiae : Très résistante, fleurissant presque toute l’année, elle recouvre entièrement les murs de Floréal aussi bien que les clôtures métalliques du littoral. Imbattable pour créer un rideau végétal et impénétrable. Pas de maladie connue.
- Urechites lutea : Rustique, même envahissante, elle a un feuillage luisant et une fleur jaune rappelant l’allamanda. Elle fleurit presque tout l’année, mais surtout en été. Cette liane est idéale pour faire grimper en hauteur.