Une plante a besoin de se nourrir sinon elle s’anémie et meurt. Comme elle ne trouve que rarement dans le sol tout ce dont elle a besoin, et que les ressources du sol s’amenuisent avec le temps et l’utilisation de produits chimiques, nous devons y suppléer. Cela veut dire veiller à ce qu’elle ait toujours à sa disposition trois types de nourriture.
- D’abord, et en grande quantité (95%) les éléments majeurs que sont l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Ces 3 éléments sont généralement indiqués sur chaque fertilisant vendu dans le commerce (sel 15-10-10 signifie 15% de N, 10% de P et 10% de K), et existe naturellement dans le fumier ou le compost.
- L’azote, ou nitrogène, favorise la pousse des feuilles et le bon développement de la plante. Un manque d’azote résulte en une plante rabougrie et des petites feuilles jaunissantes. Au contraire, un excès d’azote rend la plante molle, trop de feuilles, pas de fleurs.
- Toujours dans cette nourriture de base, il y a le phosphore (sous forme de phosphate), qui favorise l’enracinement. C’est pourquoi on s’en sert lors de la transplantation.
- Troisième nourriture indispensable, le potassium, qui est nécessaire pour une bonne floraison et fructification.
Ces 3 éléments se retrouvent, entre autres, dans les engrais vendus à la pépinière. Mais s’ils sont indispensables, ils ne sont pas suffisants.
- En moins grande quantité (4%), la plante saine a besoin de calcium, magnésium et soufre. Le calcium (nécessaire à son ossature chez l’homme) fortifie les tiges et les racines. Le magnésium renforce la chlorophylle pour cette transformation de la lumière en énergie. Un manque de magnésium se remarque à des boutons qui tombent avant de s’ouvrir et aux anciennes feuilles jaunissant prématurément, les jeunes pousses volant le peu de magnésium disponible. On peut pallier à cette lacune avec du sel d’Epsom. Finalement le soufre a un rôle dans la synthèse des protéines et des hormones.
- Finalement, un tout petit surplus (1%) de fer, de manganèse, de cuivre, de zinc, de boron et de molybdenum et d’autres micronutriments. Avec cela, votre plante a tout ce qu’il faut pour non seulement grandir, fleurir, porter des fruits, mais aussi pour résister aux maladies. Ces microéléments se retrouvent seulement dans certains fertilisants complets.
Un apport équilibré est généralement nécessaire aux plantes. N’hésitez donc pas à varier les types et les sources de nourriture (chaque compost et chaque type de fumier ont par exemple des nuances dans leur composition, et il est donc intéressant de ne pas se cantonner à un seul produit.
Savez-vous que, si les racines sont comme « la bouche » de la plante pour « avaler » la nourriture sous forme liquide (d’où arrosage), ses feuilles sont le laboratoire qui, avec l’aide de la lumière solaire, transforment ces éléments nutritifs reçus en nourriture plus élaborée dont la plante ne peut se passer ?
Admirable n’est-ce-pas ? …